Seul ou à plusieurs, la constitution d’une société passe nécessairement par la rédaction de ses statuts, précisant le nom de la société (raison sociale), son adresse, son objet (ou domaine d’activités, aidez-vous de la nomenclature d’activités françaises, la NAF et soyez le plus large possible) qui peut engendrer certains droits et obligations, notamment relatives aux activités réglementées, le  montant et la répartition de son capital social, son (ses) dirigeant(s) (notamment les modalités de leur rémunération), les relations entre associés (le cas échéant complétés par un pacte d’actionnaires) et la date de clôture des comptes (31/12 ou 31/03 dans la plupart des cas).

Vous trouverez en ligne certaines modèles de statuts gratuits, notamment des modèles de statuts d’EURL et de SARL accompagnés d’une notice explicative sur le site de l’APCE,  un modèle de statuts de SAS ici  et de SASU ici, et un modèle de statuts de SA ici. Dans tous les cas, prévoyez au moins 4 exemplaires originaux paraphés et signés par tous les associés.

Enfin retenez que vos statuts doivent:

  • s’adapter au développement de la société, en vue d’éviter au maximum des formalités modificatives, ce qui explique notamment la nécessité de prévoir un objet social assez large
  • être bien compris par les associés et dirigeants, donc demeurer relativement simples pour la gestion quotidienne de la société
  • permettre de dénouer d’éventuels blocages entre associés, notamment lorsque la répartition du capital est à 50-50 – précisez autant que possible comment les rôles sont répartis et comment les différends seront réglés

Attention: les modèles signalés ici sont à utiliser avec précaution et ne sauraient remplacer les conseils d’un avocat, en particulier dans la mesure où certaines clauses illicites sont réputées non écrites.

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La cessation des paiements est une notion juridique et comptable permettant de répondre simplement à la question « quand arrêter? » (au moins le temps de rebondir, par exemple grâce à un redressement judiciaire): c’est le moment à compter duquel l’entreprise est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible (éléments du patrimoine à prendre en compte ici). Elle ne peut en effet plus payer ses dettes.

Concrètement, avant cet état de cessation de paiement, l’entreprise peut encore trouver un arrangement avec ses créanciers grâce à une procédure dite « préventive » telle que le mandat ad hoc, la conciliation ou encore la sauvegarde*. En revanche, dès lors que cet état peut être constaté, elle doit obligatoirement déclarer sa cessation des paiements (c’est le « dépôt de bilan ») au greffe du tribunal de commerce compétent en vue d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire. Cette déclaration doit être faite

  • dans un délai maximal de 45 jours à compter de sa survenance (dans ce délai, l’entreprise peut toutefois encore demander une conciliation)
  • en complétant et signant le formulaire spécifique et les pièces demandées  (voir ici)

En se fondant sur ces éléments, le tribunal de commerce fixera la date exacte de cessation des paiements dans le cadre de l’ouverture d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, puisque cette date permet avant tout de délimiter une période dite « suspecte » pendant laquelle un certain nombre d’actes peuvent être annulés en vue de reconstituer tout ou partie de l’actif de l’entreprise.

*Notez que si vous n’êtes pas en difficultés financières, vous pouvez aussi mettre votre entreprise en sommeil (voir ici), la liquider à l’amiable ou envisager de la vendre (ici)

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Comment manager une petite équipe gif Prada

Une des clés de la réussite (ou de l’échec) de votre entreprise est l’implication et la motivation de chaque membre de l’équipe, quel que soit son statut. Très concrètement, l’art de mener une belle équipe repose sur:

  • L’exemplarité, la transparence et l’équité: sachez admettre vos erreurs et gérer vos priorités tout comme justifier vos décisions, bonnes ou mauvaises, dès lors qu’elles ont une influence sur les missions que vous confiez à certains membres de votre équipe. Les décisions qui leur sembleraient arbitraires seront en effet peu ou mal respectées et/ou exécutées. Sachez donner du sens. Par ailleurs, dans la répartition de la charge de travail, les retours adressés à chacun ou encore les récompenses (rémunérations, avantages…), essayez de demeurer le plus équitable possible.
  • La communication, l’empathie et la flexibilité: prenez le temps d’échanger avec votre équipe (sur les objectifs, le déroulement de l’exécution de chaque mission, les résultats atteints ou non, etc.), notamment pour anticiper et gérer les conflits internes et favoriser la prise d’initiative, voire la prise de risques mesurés. Toute félicitation ou critique constructive sera toujours bénéfique, l’indifférence étant toujours la pire approche. Faites enfin preuve d’empathie et mettez-vous à la place de vos collaborateurs en admettant que chacun ne fonctionne pas comme vous (ni ne répond aux mêmes motivations): vous adapter à leur personnalité vous permettra de les faire travailler plus efficacement et de manière complémentaire au lieu de les décourager en allant contre leur nature.
  • Le soutien systématique dans les relations avec les tiers: en toutes circonstances, même en cas d’erreur importante, soutenez votre équipe face aux clients et partenaires. Cela vous évitera de véhiculer une image négative vis-à-vis de ces tiers, sans pour autant remettre en cause votre faculté de « laver votre linge sale » en interne.

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Minions gif politique commerciale En 20 Lignes

L’élaboration d’une stratégie ou politique commerciale (ou encore « marketing-mix ») consiste à décider et planifier de manière cohérente un certain nombre d’actions en répondant aux questions suivantes:

  • Produit / Service et Clientèle: Qui sont mes clients? Quels sont mes produits/services, notamment sous les angles de leurs caractéristiques (supériorité technologique, qualitative ou spécialisation / niche), leur maturité et de leur obsolescence (lesquels modifier, développer, supprimer, mettre en avant ou encore créer, et quelle quantités prévoir)?
  • Prix: A quel prix vendre mes produits et services? Sont-ils cohérents avec mes clients, ma politique de distribution et ma politique de marque (notamment au regard de mes concurrents?)
  • Distribution et Vente: Quels canaux de distribution retenir, avec ou sans sélection des points de vente, sous quelles conditions pour ces derniers (pourcentage affecté à chaque canal sur le prix, exclusivités, etc.)? Quels effectifs, formes, statuts et rémunérations pour l’équipe commerciale, y compris l’encadrement et le suivi des objectifs de vente?
  • Communication, Marque: Quels budgets et moyens sont affectés à la promotion des produits et services, par qui et quand? Ma marque est-elle cohérente avec les valeurs et activités de mon entreprise (ou faut-il en créer une nouvelle, ou améliorer sa notoriété)?

Le suivi des différentes actions arrêtées devra impérativement être effectué au regard des priorités et objectifs préalablement fixés (quels leviers de croissance? voir à cet égard quels indicateurs utiliser ici) et en suivant un calendrier à court, moyen et long terme.

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Accompagnement du franchisé par le franchiseur

Créer son entreprise en franchise reste créer une entreprise. L’une des différences majeures justifiant de préférer la franchise est l’accompagnement du franchisé par le franchiseur, qui dispose d’un savoir-faire, de signes distinctifs et d’une assistance technique et commerciale qu’il doit transmettre au franchisé.

En théorie, le rôle du franchiseur est en effet d’aider ses partenaires à créer une affaire rentable.

En pratique, cela signifie que le franchiseur forme (formation initiale) puis accompagne le franchisé pendant toute la durée du contrat, dans la plupart des cas via des animateurs de réseau: cet accompagnement durable ne doit cependant pas faire oublier que c’est au franchisé de diriger son entreprise, le franchiseur devenant une sorte de conseil en gestion et un soutien logistique.

Un équilibre est en effet à trouver et maintenir entre conseil et ingérence (pour le franchisé, entre les suggestions qu’il reçoit du franchiseur, qu’il doit savoir recevoir, et l’affirmation de sa responsabilité). Le franchisé n’est pas un client, il est un collaborateur du même réseau: outre le contrat de franchise, il est juridiquement indépendant, même s’il doit gérer sa frustration de ne pas pouvoir effectuer toutes les améliorations qu’il jugerait nécessaires pour le développement de la franchise, notamment en termes de stratégie commerciale ou de normes du concept.

Côté franchiseur comme franchisé, la transparence est par conséquent essentielle pendant toute la durée de la relation contractuelle.

Bonus gratuit: le guide du créateur d’entreprise en franchise proposé par l’APCE

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